om-nice

1-0 : Ziani (14e)
2-0 : Niang (45e+1, sp)
2-1 : Bamogo (48e)
Il fallait cette victoire. Pour arrêter le surplace en Ligue 1 bien sûr. Mais aussi offrir un peu de bonheur à un club et des supporters éprouvés par la condamnation de Santos. La soirée aura baigné dans les pensées, hommages, témoignages en direction de l'Ultra olympien. Mais seul un succès pouvait arracher un sourire à l'assistance. Juste l'espace d'un instant mêlant soulagement et plaisir. Avant que la mobilisation ne reprenne rapidement le dessus. Avec force, mais aussi avec le sens des responsabilités auquel le président phocéen aura fait appel avant le coup d'envoi, micro en main (lire ici sa déclaration).
Et encore, la joie fut même raccourcie par la nouvelle qui nous parvint vite de la blessure de Mamadou Niang, out jusqu'à la trêve.


Le jeu


Un changement au milieu avec la titularisation de Zenden à la place de Cheyrou. Samassa remplaça Niang à la 60e. Ben Arfa entra en jeu dans le dernier quart d'heure. Fort heureusement donc, ses partenaires bouclèrent la rencontre sur le score qui s'affichait au moment de sa sortie. Une marque que le Sénégalais avait contribuée à nourrir, d'un penalty en toute fin de première mi-temps, consécutif à une faute de Rool sur Valbuena (2-0).
C'était là le deuxième but marseillais. Et un moindre mal, compte tenu des nombreuses situations sur le but d'Ospina, à commencer par la barre touchée de plein fouet par Zenden dès le début de la partie.
Le premier but avait, en revanche, été heureux. D'une part, car il fut inscrit après deux occasions niçoises pour autant de parades de Mandanda. D'autre part, car ce ne fut pas un Olympien mais un Aiglon qui toucha le cuir en dernier. Sur ce coup-franc rentrant de Ziani, le portier azuréen eut sa vigilance réduite à néant par une déviation d'Echouafni (14e).
En regagnant les vestiaires fort d'un avantage de deux buts, l'OM avait-il fait l'essentiel ? Ce n'était pas dit. Car le souvenir des remontées lorientaises et parisiennes est encore bien ancré.
Et malheureusement, en s'engageant avec mordant dès la reprise, les Niçois apportèrent l'argument nécessaire pour une deuxième période compliquée.
D'autant que Habib Bamogo nettoyait la lucarne de Steve Mandanda depuis l'extérieur de la surface, au bout de trois minutes (2-1, 48e).
La messe n'était donc pas dite. Et l'église du Vél' en avait bien conscience. Il s'agissait alors de repartir de l'avant, et de concrétiser. Ce fut fait pour partie. Il y eut l'allant. Mais Ospina et son poteau préservèrent la minceur de l'écart. Deux fois face à Mamadou Niang. L'attaquant frappa d'abord le montant, alors qu'il s'était bien ouvert l'angle. Puis, juste avant sa sortie, il vit le gardien niçois faire la parade à bout portant.
Ce troisième but, il fut ensuite dans les pieds de Ben Arfa, entré pour le dernier quart d'heure. Tout en vivacité, le milieu de terrain affola la défense adverse. Une panique qui aurait pu entraîner un deuxième penalty, en deux occasions. Mais l'arbitra ne cilla pas ni sur l'une, ni sur l'autre.
Faute d'avoir arrondi son avance, l'OM demeura ainsi sous la menace jusqu'au coup de sifflet final. Comme quand Cana gêna Mouloungui, seul face au but, pour une parade du pied de Mandanda. Sa barre résonna même sur un tir terrible de Ben Saada dans le temps additionnel, avant de rebondir devant la ligne. Il y a quelques semaines, quand la réussite semblait tourner effrontément le dos aux Marseillais, peut-être serait-elle allée au fond.
Heureusement, c'était un autre vent qui portait les hommes d'Erik Gerets samedi. Et qui amène deux rendez-vous de haut vol, l'Atlético mardi et Lyon dimanche.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 06:23

toulouse om

toulouse om
Si le match a été placé sous le signe des gardiens de buts avec les retrouvailles Mandanda/Carrasso, on ne peut pas dire que les deux concernés aient beaucoup été mis à l'épreuve au Stadium. Le seul arrêt conséquent fut à mettre au crédit du portier olympien sur une tête de Capoue à la 16e minute. De son côté, Carrasso n'eut pas une véritable parade à faire mais ses buts furent plus souvent assaillis par l'OM qui, malheureusement, ne cadra pas ses efforts. Il y eut en tout cas plus d'intentions marseillaises notamment dans une fin de match totalement à son avantage. De quoi aboutir à un «nul qui reflète la physionomie du match» comme l'estimait Pape Diouf. Toulouse et l'OM se sont annihilés
«Tout le monde a essayé de faire son job, certains plus que d'autres» remarquait pour sa part Erik Gerets. C'était ce qu'il avait demandé dans la semaine et ça a été fait défensivement à Toulouse. Mais, face à une équipe aussi regroupée, il n'est pas aisé de faire du jeu et d'aller s'enfoncer dans cette défense rugueuse. Alors à Toulouse, l'OM y est allé sur un mode crescendo.


Le jeu


Avec à sa disposition l'intégralité de ses cadres, Erik Gerets alignait un onze assez classique. Un temps incertain, Niang était titulaire. Avec les entrées de Valbuena et de Samassa, le jeu tournait alors plus dans un 4-2-3-1 déjà utilisé cette saison. Malmené et timoré en début de match, il subissait la frappe de Sirieix bloquée en deux temps par Mandanda (5e) ou la tête de Capoue citée plus haut. Puis au fil des minutes et avec une possession de balle totalement à leur avantage, les Olympiens prenaient les choses en main sans non plus faire vaciller le bloc violet. Toutefois, la tête de Zubar sur corner était reprise à bout portant par Niang mais la défense du TFC repoussait (41e).
Et alors qu'après la pause, Mathieu plaçait une belle frappe enroulée (56e), le punch qui manquait du côté de l'OM allait arriver avec du sang frais au terme de cette semaine européenne. Ceux de Samassa et de Valbuena qui remplaçaient Ben Arfa et Ziani à l'heure de jeu. Le premier se faisait remarquer par une tête au-dessus (63e) et apportait son rôle de point d'ancrage offensif. Le second semait percussion et vitesse dans le parpaing toulousain.
A l'autre bout du terrain, Gignac était à saluer pour sa volonté. En solitaire à la pointe du TFC, il parvenait à se créer à lui tout seul une belle occasion d'une frappe de l'entrée de la surface sur laquelle Mandanda se couchait bien (65e). L'OM multipliait de son côté les coups de pieds arrêtés sur lesquels Carrasso faisait valoir sa belle détente. Il intervenait avec autorité et malice dans les pieds de Niang (85e). Il était aussi tout heureux de voir la reprise de Valbuena frôler son poteau (90e) et le tir de Niang se loger dans son petit filet (90e+1). La faute sur Koné dans les arrêts de jeu n'était pas évidente et en dehors de la surface. Des dernières minutes olympiennes mais ça aurait aussi pu mal finir quand Bonnart remisait trop mollement de la tête pour son portier. Mansaré suivait mais Mandanda veillait (88e).
Statu quo donc au Stadium. Ce n'est finalement pas le cas en haut de tableau où Rennes grille tout le monde et se loge à la deuxième place après avoir battu Paris. L'OM grâce à son point reste troisième et seul Nice n'a pas joué et aura un match en retard. Justement les Azuréens, quatrièmes du championnat, seront les prochains adversaires de l'OM.


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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 06:16

liverpool om

1-0 Gerrard (23e)

L'OM a fait trembler Anfield. Dans une deuxième mi-temps dantesque, les Olympiens ont mis les Reds dans un shaker. Les joueurs de Benitez ont été secoués comme rarement sans doute sur leur pelouse. Peut être plus encore que l'an dernier, lors de la victoire phocéenne.
Mais à la différence de cette soirée magique d'octobre 2007, il n'y eut pas cette fois l'éclair qui fait pencher la balance du côté de l'exploit plutôt que de celui des regrets. Il y eut pourtant une frappe enroulée dans la lucarne. Valbuena (entré en fin de match) n'en fut pas l'auteur, mais Ben Arfa. Un coup-franc rentrant, à la 68e. Reina sauva son camp d'une claquette assez miraculeuse.


Le jeu

Option offensive pour l'OM, avec un 4-3-3. Et confiance redonnée à la défense, comme Erik Gerets l'avait annoncé la veille.
Dans le dernier quart d'heure, Valbuena fit son entrée à la place de Koné. Puis Samassa en toute fin de partie. Ce ne fut pas là son seul mérite. Le portier avait déjà eu le bout du gant dur et décisif sur un coup de canon de Taiwo en première période. Il n'y a pas à réfléchir longtemps avant d'affirmer que le match s'est notamment joué sur ces deux parades.
Ainsi que, bien entendu, sur la tête victorieuse de Steven Gerrard, surgissant de nulle part au deuxième poteau sur un centre d'Arbeloa (23e).
Elle concrétisait ce qui était alors une domination liverludienne. Et une attitude légèrement trop en retenue des Phocéens. Et ce malgré une configuration offensive d'entrée, avec la titularisation de Koné, décalé sur le côté droit.
Liverpool affichait un contrôle des opérations labellisé Ligue des Champions. Jeu rapide, passes appuyées, détermination dans les contacts, changements de rythmes. Même si le cuir était plus souvent dans les pieds des partenaires de Karim Ziani.
Et puis, l'OM finit par transformer sa tenue du ballon en vagues vers le but de Reina. Cela commença en fin de première mi-temps. Et cela annonçait une deuxième période beaucoup plus volontaire. En un mot comme en cent, les coéquipiers de Lorik Cana se sont lâchés après le repos.
Engagement dans les duels, animation, occasions. Le triptyque n'a malheureusement pas payé. Dommage, d'autant qu'il n'engendra pas de déséquilibre. La défense, et notamment la charnière Zubar-Hilton, tenant remarquablement son rang.
Il n'aura donc manqué qu'un but. Comme à l'aller. Décidemment, l'OM pourra s'estimer lésé dans ses oppositions avec Liverpool...
Des regrets et la confirmation que l'équipe n'accèdera pas aux 8es de finale de la Ligue des Champions. Mais elle garde son destin entre ses mains pour l'Uefa. Si le PSV (battu à Madrid, 2-1) ne réussit pas un meilleur résultat qu'elle dans quinze jours, la fin de l'hiver sera européenne. Cet OM-là le mérite.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 12:55

om-lille

0-1 Rami (11e)
0-2 Bastos (37e)
1-2 Samassa (47e)
2-2 Zenden (90e+1)

Ils reviennent de loin. Et ils le savent. Egaliser à la dernière minute a toujours une saveur particulière. Cela surpasse les préoccupations comptables. Cela soulage car cela suppose une réaction. Elle fut palpable au retour des vestiaires, effaçant une première période difficile, et les deux buts d'avance du LOSC.
Les Dogues n'imaginaient sans doute pas connaître cette issue. Ils avaient pris les devants. D'abord par Rami, de la tête, suite à un corner (11e). Puis par Bastos, qui profita d'une mésentente entre Zubar et Mandanda, pour marquer dans les buts vides (37e).


Le jeu


Entre les forfaits de Ziani et Valbuena, et les joueurs qu'il était plus sage de ménager (au moins au coup d'envoi), Erik Gerets avait composé un onze inédit, où Cana retrouvait le milieu.
Erbate était titulaire sur le flanc gauche. Samassa a épaulé Niang, tandis que Koné (forfait contre Lorient) débuta sur le banc. Le score à la pause entraîna les entrées de Koné et Taiwo. Puis celle, décisive, de Zenden. Entre ces deux coups de froid sur un Vél' pourtant déjà frigorifié, l'OM avait failli deux fois remettre les pendules à l'heure. Mais Samassa n'avait pas cadré son tir (12e), et Niang avait touché la barre d'un extérieur fouetté (25e).
Une tête de Cana, stoppée à l'horizontale par Malicki, compléta le tableau d'une mi-temps dominée par Lille mais où des occasions marseillaises susurraient l'idée d'un retour.
Rejoints (et même dépassés) après avoir mené contre Lorient, les Olympiens allaient-ils réussir la course-poursuite inverse ?
Une tête renversée de Samassa, sur un centre de Bonnart, apportait de l'eau à leur moulin (1-2). Car les deux équipes venaient à peine de revenir sur le terrain. Parce que l'écart n'était ainsi plus que d'un but avec quarante cinq minutes encore à jouer. Et enfin, car les entrées de Taiwo et Koné pouvaient insuffler l'élan nécessaire.
Tout ne fut pourtant pas simple jusqu'au coup de patte de Zenden. Malicki détourna un tir violent de Cheyrou. Puis il accrocha Niang dans la surface. Mais le Sénégalais fut sanctionné pour une faute (aérienne) préalable.
Surtout, Lille eut plusieurs fois la balle du KO. La formation de Rudy Garcia ne parvint pas à asséner le coup de grâce. La faute à... Steve Mandanda. Tout simplement imbattable. En fermant bien l'angle devant Fauvergue (78e). Puis en sortant victorieux de deux duels avec Bastos (82e) et encore Fauvergue (83e).
Par ses parades, le portier avait préservé un essentiel espoir. Ce fut tout sauf inutile. Sur un ultime slalom dont il a le secret, Hatem Ben Arfa obtenait une position idéale pour un coup-franc de la dernière chance, dans le temps additionnel. Zenden transperçait le mur et installait l'OM seul, sur la 3e marche du podium, réduisant d'un point l'écart avec Lyon (6 pts). Un point qui, moralement, vaut bien sûr plus encore.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 12:43

loriant-om

1-0 Ziani (10e)
2-0 Niang (60e s.p.)
2-1 Amalfitano (76e)
2-2 Abriel (84e)
2-3 Gameiro (87e)


Au moment des faits, le hors-jeu imaginaire sifflé contre Niang semblait sans conséquences. L'OM menait deux buts à zéro face à des Bretons assez peu menaçants et l'on se dirigeait vers une victoire finalement tranquille des Olympiens. Quelques minutes plus tard, et alors que Lorient a inscrit dans le même temps trois buts au cours d'un quart d'heure renversant, le goût est beaucoup plus amer. D'autant qu'un autre coup de sifflet intempestif contre le Sénégalais avortait une nouvelle occasion en or dans les arrêts de jeu. Alors certes, ces décisions contestables ont eu leurs conséquences sur le résultat final mais elles n'expliquent pas non plus totalement le scénario incroyable de la soirée.


Le jeu


Erik Gerets alignait son 4-4-2 performant du moment. Le seul changement notable était la titularisation de Valbuena qui remplace poste pour poste Koné, blessé. A la pause, Grandin remplaçait Ziani sortie sur blessure. Puis Zenden et Kaboré devaient amener plus de présence dans l'entrejeu. En vain. Les Olympiens n'ont pas vu venir la révolte lorientaise. Ce sursaut qui contrastait avec la relative apathie des hommes de Christian Gourcuff jusque là. «On avait le contrôle sur le match et à 2-0, on a cru que c'était fini. C'est un coup dur» relatait Erik Gerets dans les couloirs du Vélodrome. Ses hommes se sont laissés surpendre par la marée survoltée de Merlus qui aiment donc vraiment le Vélodrome avec deux victoires et un nul sur les trois dernières saisons. En un quart d'heure, ils ont fait basculer un match que l'OM semblait tenir.
Ainsi, avant cette fin de partie échevelée, tout roulait pour les Marseillais. Dès la 10ème minute de jeu, ils menaient au score alors que Niang avait déjà eu une énorme occasion qui avait touché le poteau (4e). Après une belle combinaison avec Valbuena, Cheyrou, en position de tir, préférait centrer en retrait et Ziani en héritait aux abords de la surface pour marquer en force (1-0, 10e). Plus loin, la frappe d'un Abriel idéalement placé qui était déviée par une motte de terre (25e) n'avait alors rien d'une alerte d'autant que Valbuena enlevait un peu trop son lob avant la pause (37e).
En deuxième période, «Petit vélo» lançait dans la profondeur Niang que Genton descendait hors de la surface. Penalty pourtant selon M. Chapron. Le Sénégalais réussissait la sentence (60e, 2-0) et donnait aux siens une marge de sécurité que l'on croyait largement suffisante. L'arbitre était par contre beaucoup moins généreux quelques minutes plus tard quand il refusait un but au Sénégalais alors qui n'était pas hors-jeu sur l'ouverture lumineuse de Ben Arfa. Un signe ou un motif de mutinerie pour Lorient ? Ce qui est certain, c'est que les trois coups de poignard de Amalfitano (76e, 2-1), Abriel (84e, 2-2) puis Gameiro (87e, 2-3) ont fait très mal. La soirée n'a vraiment pas fini comme elle avait commencé. Alors que les internationaux vont partir en sélection, la semaine qui arrive devra permettre de rafraîchir les têtes en vue du deuxième acte au Vélodrome contre Lille dimanche.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 12:37